Ils sont seuls, suppliciés, livrés à la folie humaine. Plus personne ne veille sur eux. Soyons donc ces veilleurs d'humanité, étincelles d'espoir dans leur trop longue nuit.


PRIER POUR DES VICTIMES


Cette année, nous vous proposons de prier pour : 

  • 5 groupes de personnes victimes de tortures, de mauvais traitements, ou passibles de la peine de mort.
  • 10 personnes torturées

Dernières informations

  • 3 condamnés à mort (USA) soutenus par des groupes ACAT viennent de recevoir leur date d'exécution. Il s'agit de Karl Chamberlain (11 juin), Terry Short (17 juin) et Jeff Wood (21 août). Plus que jamais, il est important de les porter dans nos prières.
  • Nous vous informons du décès de Yawa Gomanza le 26 avril, à la suite des tortures subies en détention. Il a été transféré trop tard à l’hôpital.
  • Le 2 juin, Moutabar Tadjibaeva a été libérée grâce à la mobilisation internationale ! Nous en sommes extrêmement heureux ! Le 15 mai, Moutabar Tadjibaeva avait remporté le Prix Martin Ennals 2008, prix décerné par 10 des plus importantes organisations internationales des droits de la personne ayant comme objectif de fournir une protection aux défenseurs des droits de l’homme.



VICTIMES DE TORTURE DANS LES COMMISSARIATS
NEPAL

Le Népal vient de sortir de dix ans d'’une guerre civile sanglante. Il a entamé un processus lent et fragile vers la paix et la démocratie. Cependant l'utilisation de la torture reste systématique et généralisée dans tous les lieux de détention du royaume, en particulier dans les postes de police. Les tortionnaires utilisent quotidiennement la torture et les mauvais traitements pour obtenir des aveux, sans jamais craindre d’être poursuivis et jugés un jour.

 
A la suite d'une mission en 2005, le Rapporteur spécial sur la torture, Manfred Nowak, avait indiqué que « sans aucune équivoque possible, la torture et les mauvais traitements sont systématiquement pratiqués au Népal ». La situation ne s'est malheureusement pas améliorée.
 
Ces derniers mois, un nombre important de cas de torture en garde à vue ont été signalés. Le recours à la torture reste extrêmement fréquent au Népal dans tous les lieux privatifs de liberté et notamment dans les locaux de la police. 100 000 personnes seraient soumises à des actes de torture chaque année, parmi lesquels un nombre important de mineurs de 18 ans.
 
Les tortionnaires ne sont pratiquement jamais arrêtés, ni poursuivis, et les victimes obtiennent rarement réparation. Le Népal est pourtant partie à la Convention des Nations unies contre la Torture et au Pacte International relatif aux droits civils et politiques, qui interdisent la torture ainsi que les traitements cruels, inhumains ou dégradants.

 

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COMMUNAUTES CHRETIENNES
IRAK

Les nouvelles concernant les chrétiens d'Orient sont inquiétantes et certaines communautés risquent de disparaître malgré une présence qui remonte à près de 2000 ans. Le problème est particulièrement aigu en Irak où les chrétiens sont victimes d’attentats et d’enlèvements. Les chrétiens d'Irak sont contraints de fuir vers la Jordanie, la Syrie le Liban ou le Kurdistan, en laissant derrière eux tous leurs biens. La communauté chrétienne d'Irak comptait 1,5 millions de membres en 2003, ils ne sont plus aujourd’hui que 800 000.

 

 

La guerre en Irak et la désintégration du pays ont relancé l’exode des chrétiens. Minorité faible et éclatée, la communauté chrétienne d'Irak ne représente pourtant pas un enjeu politique. Mais, pour ceux qui rejettent la laïcité et qui prônent une théocratie islamique, cette communauté est un enjeu symbolique. Témoins de la diversité culturelle et religieuse du Moyen-Orient, ils sont devenus indésirables pour des islamistes radicaux qui invitent à « faire table rase du passé » et qui enseignent que le Moyen-Orient est une région homogène sur le plan religieux.

 

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MOUTABAR TADJIBAEVA
OUZBEKISTAN

Nous avons le plaisir de vous annoncer la libération, le 2 juin, de Moutabar Tadjibaeva.

 

Arrêtée en octobre 2005, cette défenseure des droits de l’homme citée pour le Prix Nobel de la Paix en 2005 a été condamnée à huit ans d’emprisonnement au terme d’un procès inique en mars 2006. 

Moutabar Tadjibaeva est seule dans une cellule étroite, sombre, et humide. Au plafond, les gardiennes ont accroché une corde. Pour la pousser au suicide.

 

«  Elle est malade. Je ne peux pas lui faire parvenir des médicaments ou des vêtements chauds. Son avocat non plus n'est pas autorisé à lui rendre visite. »

Extrait d'une lettre de la fille de Moutabar Tadjibaeva

 

Présidente du « club des cœurs ardents » - une organisation de défense des droits de l'homme - Moutabar Tadjibaeva est arrêtée en octobre 2005. Elle venait de révéler l’ampleur des massacres d’Andijan. En mars 2006, elle est condamnée à huit ans de prison au terme d’un procès inique.  

Incarcérée à la prison pour femmes de Tachkent, Moutabar Tadjibaeva est sans cesse victime de mauvais traitements et d'humiliations. Si elle se plaint ou si elle tente de raconter ce qui lui arrive, elle est punie par de longues semaines de maintien à l’isolement. Elle a aussi été placée dans une unité psychiatrique et droguée. On l'a menacée de s’en prendre à sa fille.

Peu à peu sa santé se détériore. Elle a perdu beaucoup de poids et tousse sans arrêt. Elle n'est guère soignée. Aux dernières nouvelles, elle ne pouvait plus marcher à cause de violentes douleurs dans les jambes et dans le dos.

 

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VICTIMES DES FARC
COLOMBIE

En Colombie les FARC détiennent encore près de 700 otages. La pratique des enlèvements est un crime international et une grave violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire. La guérilla des FARC doit libérer et garantir l'intégrité physique d’Ingrid Betancourt ainsi que de tous les autres otages, de manière immédiate et inconditionnelle, et renoncer à ces pratiques. Egalement, un traitement conforme au droit international humanitaire doit être garanti pour les policiers et militaires prisonniers dans le cadre du conflit armé.

 
Les conditions de captivité des otages sont inhumaines, soumis aux rigueurs climatiques et aux maladies de la jungle, mal alimentés et peu soignés, leur seul lien avec le monde est la radio, où ils entendent les messages de leurs proches. Les hommes restent attachés toute la journée même pour dormir.
 
Leurs libérations constitueraient une importante avancée en faveur du dialogue entre les FARC et le gouvernement colombien, La mise en place d’un accord humanitaire qui permettrait l’échange d’une partie des otages détenus par la guérilla avec des guérilleros qui se trouvent dans les prisons colombiennes, et des négociations pour trouver une issue politique du conflit armé sont aujourd'hui la seule voie pour avancer au plus vite vers la paix et le respect de la vie en Colombie.

 

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REFUGIES EN ATTENTE DE REGROUPEMENT FAMILIAL
FRANCE

Comment, lorsqu'on a été victime de tortures, reconstruire sa vie en France alors que l’on est séparé de sa famille et que l'on craint pour la sécurité de ses enfants ?

 
Les personnes reconnues réfugiées en France peuvent demander le rapprochement de leur famille avec laquelle ils n’ont pu fuir. Mais cette procédure, non réglementée en France, est interminable. Pour certains pays d’origine, il n'est pas rare qu'elle dure plus de 3 années.
 
Les administrations françaises continuent d'opposer aux familles une suspicion souvent insurmontable : les réfugiés rencontrent de nombreuses difficultés pour établir leurs liens familiaux. Et pourtant, les familles restées hors de France peuvent parfois être en danger imminent.
 
La séparation et la lenteur de cette procédure complexe ne font qu'ajouter aux traumatismes liés aux persécutions déjà subies dans le pays d’origine et à l’exil forcé.

 

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MISKIR SEMERAB GOITOM
ERYTHREE

Le 21 octobre 2008, les autorités du Royaume-Uni ont renvoyé de force en Erythrée Miskir Semerab Goitom, jeune érythréenne de 21 ans, déboutée du droit d’asile.

 

Le lendemain de son arrivée à Asmara, capitale érythréenne, elle a reçu l'ordre de se présenter aux services de sécurité de l’aéroport. Elle a alors été placée en détention et n’a plus jamais été revue depuis lors. Selon certaines informations, elle serait détenue à la prison militaire d’Adi Abeto. Formuler une demande d’asile dans un pays étranger constitue aux yeux des autorités érythréennes un acte de trahison. Des centaines de personnes sont actuellement détenues au secret pour avoir tenté de fuir la dictature en Erythrée, et ce pour une durée indéterminée, sans inculpation ni jugement, et sans possibilité de former un recours devant un tribunal. Miskir Semerab Goitom risque d'être torturée à titre de sanction.

 
En 2004, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés a adressé à tous les gouvernements des directives, toujours en vigueur à ce jour, contre le renvoi de demandeurs d’asile érythréens déboutés, en raison du lourd bilan de l’Erythrée en matière de violations des droits de l’homme.
 
 



YAWA GOMANZA
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC)

Comme indiqué dans les dernières nouvelles, le Commandant Yawa Gomanza est décédé sous la torture à la fin du mois de mai.

 

Le Commandant Yawa Gomanza a été arrêté à son domicile, à Kinshasa, le 1er décembre 2006 par un groupe de policiers. Il a été conduit à Kin-Mazières, où il a été violemment battu et accusé d’avoir organisé des réunions avec la garde armée du chef de l’opposition, Jean-Pierre Bemba. Yawa Gomonza, plus de soixante ans aujourd’hui, croupit au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK). Il a été inculpé de « tentative de participation à un mouvement insurrectionnel » mais n'a toujours pas été jugé. Il est aujourd’hui infirme. Depuis qu'il a été torturé, il ne peut plus marcher seul et souffre d’hypertension artérielle. Il n'a reçu aucun traitement médical adapté depuis son arrestation.

 

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PAUL NDOKAYI
REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC)

Le colonel Paul Ndokayi, plus de 60 ansa été arrêté, le 27 novembre 2006, à Kinshasa, par la Police d'Intervention Rapide (PIR) puis transféré à Kin-Mazières, siège de la Direction des renseignements généraux et services spéciaux (DRGS). Il a été torturé durant plusieurs journées (enchaînement, coups de ceinture, de matraque, de bâton, de couteau…). Cet officier de haut rang de l'armée nationale congolaise est toujours détenu au Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (CPRK).

 

Il n'a pas été jugé. Il lui a été simplement reproché d’être un partisan de l’opposant Jean-Pierre Bemba.

Paul Ndokayi ressent toujours des douleurs dans tout le corps et la mobilité de ses bras et de ses mains est très faible. Ses oreilles saignent régulièrement et provoquent de vives douleurs. Il entend de moins en moins. A aucun moment de sa garde à vue et de sa détention en prison, il n'a reçu de soins médicaux pour traiter ses blessures provoquées par la torture.
 
 



JIGME GYATSO
CHINE

Jigme Gyatso, Tibétain âgé d'une quarantaine d’années, a voyagé et étudié en Inde en tant que moine. De retour au Tibet, devenu restaurateur, il a été suspecté par les autorités chinoises de mener des activités politiques. Le 30 mars 1996, il a été arrêté puis détenu.

 
Durant les cinq premiers mois de détention, il a été battu et torturé. Jugé sans avocat le 25 novembre 1996 à Lhassa par la Cour Populaire Intermédiaire, il a été accusé d’être le chef d'un mouvement indépendantiste tibétain « contre-révolutionnaire ».
 
Il a été condamné à 15 ans de prison pour « mise en danger de la sécurité de l’Etat en relation avec la création d’une organisation illégale » et a été privé de ses droits civils pour une période de cinq ans. Il a proclamé qu'il ne regrettait rien de ce qu'il avait entrepris en faveur de la liberté de son pays.
 
En septembre 1997, emmené au Ministère de la Sécurité à Lhassa, il a été de nouveau torturé et laissé inconscient. En mars 2004, sa peine a été allongée de deux ans pour avoir crié des slogans favorables au Dalaï Lama et il été, de nouveau, violemment torturé.
 
Le 27 novembre 2005, Manfred Nowak, Rapporteur Spécial des Nations Unies, a demandé à le rencontrer à la prison de Qushu, située à l'ouest de Lhassa. Jigme Gyatso a raconté ce qu'il avait enduré et s'est plaint de ses conditions de détention. A la suite de cette entrevue, Manfred Nowak stipule dans son rapport que : « Puisqu'il a été accusé de crime politique, probablement sur la base d’informations obtenues sous la torture, le Rapporteur Spécial appelle le gouvernement chinois à le libérer ».
 
Depuis la visite du Rapporteur des Nations Unies, Jigme Gyatso a de nouveau été maltraité et placé en cellule d’isolement dans des conditions particulièrement sévères. Hospitalisé au début de l’année 2006, il ne serait plus capable de marcher, étant blessé à une jambe.

 

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MOINES ET NONNES BOUDDHISTES
BIRMANIE

Nous craignons fortement que des moines et nonnes bouddhistes arrêtés à Rangoon en octobre 2007 lors de la répression en Birmanie ne soient victimes de torture.

 
Parmi eux, deux moines et deux nonnes du monastère de Thitsar Tharaphu (dans le quartier de Okkalapa Nord, à Rangoon) qui ont été arrêtés le 6 octobre 2007 lors d’une descente de l’armée dans le monastère :
 
 
- U Ahnanda (nom civil : Aung Zay Ya) 61 ans, moine depuis 40 ans et supérieur du monastère de Thitsartharaphu ;
- U Pyinnya Nanda (nom civil : Myo Naing), 34 ans
- Daw Ponnami (nom civil : Mya Nyunt), 83 ans, nonne depuis 20 ans ;
- Daw Theingi (nom civil: Than Yi), 64 ans.
 
Comme la plupart des moines, ils ont été inculpés sur le fondement de l’article 295 du code pénal pour « offense à la religion bouddhiste» et « destruction et dégradation de lieux de culte ». Ils encourent une peine de 2 ans de prison.
 
Tous ont été défroqués et forcés de reprendre le statut de civil. Ils attendent leur procès. Lors de plusieurs audiences préliminaires à l’inculpation, leurs familles n’ont pu s’approcher d’eux ni leur parler. Des personnes présentes ont indiqué que tous semblaient très affaiblis physiquement. Au cours de l’audience du 14 février 2008, Daw Theingi s'est évanouie pendant l’audience, elle n’a reçu aucune assistance médicale ni n’a été transportée à l’hôpital. Lors de l’audience du 29 février, Daw Ponnami a eu de grandes difficultés pour venir à la barre écouter la lecture des chefs d’inculpation, la moitié de son corps étant paralysée.
 
Ils sont tous détenus à la prison d’Insein à Rangoon depuis octobre dernier. Elle est tristement célèbre pour la pratique généralisée et systématique de la torture et des mauvais traitements infligés aux détenus et aux nombreux prisonniers politiques.
 

 




FRERE HENRI BURIN DES ROZIERS
BRESIL

Henri Burin des Roziers, avocat et défenseur des travailleurs sans terre dans l'État du Pará, court actuellement un grave danger. La police militaire de Xingara, dans le sud de l'État du Pará, a indiqué à la Commission pastorale de la terre, où travaille Frère Henri, que trois hommes avaient été embauchés par des «fazendeiros» pour le tuer en échange d'une somme de 20 000 euros.

 

Depuis plusieurs années, la tête de Frère Henri a été mise à prix par les riches propriétaires terriens. Il est protégé par la police militaire depuis l'assassinat en février 2005 de Soeur Dorothy Stang qui travaillait dans la même région et qui, avant son assassinat, avait reçu de multiples menaces de mort.

 

Frère Henri travaille depuis de nombreuses années en tant qu'avocat de la Commission pastorale de la terre, organisation de l'Église catholique du Brésil qui défend les militants du droit à la terre, les ouvriers agricoles et les sans-terre. L'État du Pará est connu pour la violence qui existe contre les travailleurs ruraux et leurs défenseurs, et ce dans une impunité quasi totale.

 

D'après la Commission pastorale de la terre, 814 personnes ont été assassinées entre 1971 et 2006 dans le contexte de conflits fonciers dans le Pará. La majorité de ces assassinats est restée impunie et n'a fait l'objet d'aucune enquête ni poursuite. Jusqu'à présent il n'y a eu que 92 procès, 22 condamnations, et une seule personne purge une peine. En 2006, 118 militants du droit à la terre ont été menacés de mort.

 
 



VASSILI ALEXANIAN
RUSSIE

Vassili Alexanian, 35 ans, avocat, ancien vice-président de la compagnie pétrolière russe Ioukos, aujourd'hui emprisonné, est séropositif et gravement malade. Il a été transféré à l'hôpital le 8 février. Tardivement informés du lieu où il a été hospitalisé, ni ses avocats ni ses proches n'ont été autorisés à lui rendre visite.

Il a été arrêté le 6 avril 2006. Il était depuis lors maintenu en détention provisoire à Moscou, en attente de son procès pour détournement de fonds et fraude fiscale. Il n'a jamais pu bénéficier des soins médicaux que son état de santé nécessitait. Il souffre actuellement de tuberculose, d'une cataracte, d'une tumeur rénale, d'un cancer des ganglions lymphatiques et de troubles cardiaques.
Le 27 novembre 2007, la Cour européenne des droits de l'homme a ordonné aux autorités russes de le conduire dans un établissement spécialisé et de rendre compte des soins qu'il avait reçus jusqu'alors.
 
Le 30 janvier 2008, l'audience préliminaire de son procès s’est tenue au tribunal Simonovski, à Moscou. Le 4 février, cette instance a autorisé une commission médicale à examiner le prévenu. Les médecins ont conclu qu'il devait être hospitalisé de toute urgence. Le 6 février, un juge du tribunal Simonovski a ajourné les débats en raison de la mauvaise santé de Vassili Alexanian, en accédant toutefois à la demande du parquet de ne pas le libérer. Toujours hospitalisé, il reçoit une trithérapie mais n’est pas encore soigné pour son cancer.
 
«J'ai dû m'adresser à la Cour européenne des droits de l'homme pour tenter littéralement de sauver ma vie, car le pouvoir russe m'a conduit au bord de la tombe par ses actions.»
 

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MOHAMED AMINE JAZIRI
TUNISIE

Mohamed Amine Jaziri, 28 ans, étudiant en 3ème cycle de droit et père d'un bébé de quelques mois, a été condamné à 30 ans de prison pour participation à des affrontements armés au sud de Tunis en décembre 2006. Il a été sauvagement torturé à plusieurs reprises.

 

En octobre 2007, il a entamé une grève de la faim avec les autres détenus de cette affaire. Le 15 octobre 2007, à la tombée de la nuit, ils ont été extirpés de leurs cellules, déshabillés, passés à tabac et piétinés.

 

Les uns ont été suspendus au plafond après avoir  subi des séances de simulation de mise à mort, les autres ont été  violés avec des bâtons et/ou ligotés à l’aide d’une corde puis traînés devant les différentes cellules de la prison.

 

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AYATOLLAH SAYED HOSSEIN KAZEMEYNI BOROUJERDI
IRAN

Arrêté en octobre 2006, cet ayatollah qui prône la séparation de la religion et des fondements politiques de l'État a été déclaré coupable de 30 chefs d'inculpation et condamné à mort en juin 2007 à l'issue d'un procès inique qui s'est déroulé à huis clos.

 

Il souffre de la maladie de Parkinson, de diabète, d'hypertension artérielle et de problèmes cardiaques. Son état de santé s'est aggravé du fait des tortures qu’il a subies en détention.

 

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CONDAMNES A MORT
ETATS-UNIS

Actuellement près de 3 300 personnes attendent leur exécution dans les couloirs de la mort de 35 états – la moitié d’entre elles dans 4 états : Californie, Floride, Texas et Pennsylvanie. Presque tous ces condamnés à mort sont des personnes indigentes, provenant de milieux sociaux défavorisés, sans moyens financiers, et ont dû se contenter - en 1ère instance - d’avocats commis d’office pas nécessairement pénalistes.

 
Entre la condamnation et l'exécution, et parce que les procédures d’appel sont nombreuses et complexes, il s'écoule de nombreuses années : la moyenne est de douze ans, mais cette attente peut durer plus de 20 ans. Durant ce temps, les condamnés à mort sont généralement à l'isolement, exclus des programmes d’éducation, de loisir et de travail. Beaucoup ont été rejetés par leur famille et reçoivent donc peu de visites, de courriers ou de coups de téléphone. Dans tous les cas, les visites sont limitées ainsi que les promenades. Ces condamnés passent le plus souvent 23 heures par jour seuls dans leurs cellules, coupés du monde extérieur.
 
Certains condamnés espèrent un nouveau procès sur la base de tests ADN susceptibles de les innocenter, si toutefois les pièces à conviction n’ont pas été perdues ou détruites. Presque tous les condamnés se plaignent d’être mal représentés par leurs avocats ou de ne pas être légalement représentés du tout.